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bear by san

March 2017

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bear by san

We are deceived. Valhalla is falling.

778 words on "Lumiere" last night and this morning. I had to keep stopping for research. And now, at the top of page 12, I am stuck, because I have to figure out why they're all in Paris. I mean, I know *why* they're in Paris in general, but I need to figure out the specifics.

In the mean time, I am listening to Gary Numan's Exile and reading "La Fin de Satan" in my halting French, and thinking about All the Windwracked Stars and Dust, both.

Does this bode poorly for gothy wolf-boy? You know this bodes poorly for gothy wolf-boy.

And a certain fallen angel artificial intelligence with a name of one syllable, as well.

And on that note, I'm off to the gym. To cogitate and physicate.



Tout à coup il se vit pousser d'horribles ailes;
Il se vit devenir monstre, et que l'ange en lui
Mourait, et le rebelle en sentit quelque ennui.
Il laissa son épaule, autrefois lumineuse,
Frémir au froid hideux de l'aile membraneuse,
Et croisant ses deux bras, et relevant son front,
Ce bandit, comme s'il grandissait sous l'affront,
Seul dans ces profondeurs que la ruine encombre,
Regarda fixement la caverne de l'ombre.
Les ténèbres sans bruit croissaient dans le néant.
L'opaque obscurité fermait le ciel béant;
Et, faisant, au-delà du dernier promontoire,
Une triple fêlure à cette vitre noire,
Les trois soleils mêlaient leurs trois rayonnements.
Après quelque combat dans les hauts firmaments,
D'un char de feu brisé l'on eût dit les trois roues.
Les monts hors du brouillard sortaient comme des proues.
Eh bien, cria Satan, soit! Je puis encor voir!
Il aura le ciel bleu, moi j'aurai le ciel noir.
Croit-il pas que j'irai sangloter à sa porte?
Je le hais. Trois soleils suffisent. Que m'importe!
Je hais le jour, l'azur, le rayon, le parfum! -

Soudain, il tressaillit; il n'en restait plus qu'un.

IV

L'abîme s'effaçait. Rien n'avait plus de forme.
L'obscurité semblait gonfler sa vague énorme.
C'était on ne sait quoi de submergé; c'était
Ce qui n'est plus, ce qui s'en va, ce qui se tait;
Et l'on n'aurait pu dire, en cette horreur profonde,
Si ce reste effrayant d'un mystère ou d'un monde,
Pareil au brouillard vague où le songe s'enfuit,
S'appelait le naufrage ou s'appelait la nuit;
Et l'archange sentit qu'il devenait fantôme.
Il dit : - Enfer! - Ce mot plus tard créa Sodome.

Et la voix répéta lentement sur son front :
- Maudit! autour de toi les astres s'éteindront. -

Et déjà le soleil n'était plus qu'une étoile.

--Victor Hugo


Sisterhood cried
Innocence lied
Purity died
With the angels of passion.
Blessed are they
Who pay homage to rumour
I've seen the light
Shine on the grave of man.

And now you realise
I am the truth.

And I believed.
Amen.

--Gary Numan, "Prophecy"

Comments

Mm, Hugo. If I weren't a medievalist, I'd be a Hugo scholar. (The corpora are about the same size, after all...)
Citation for the Hugo, so I can find it in translation? Even in my limping, ancient, high school french augmented with Babelfish, that sounds wonderful....
Click on the linky at the top of the post for the WHOLE THING.

That's just me favorite and oft-quoted bit.

"And already the sun was no more than a star."
Believe a French, Hugo is not a poet, just a verses-maker; he makes them as hens make eggs but it's not poetry. All these contrived antithesis and far fetched effects...Maybe it's better sounding when translated...